
Si cela ne vous dit rien, c'est que vous n'êtes pas chocoholic, et c'est dommage pour vous ! En ce cas, malheureuse personne, je vous explique. VD-D, ce sont des initiales magiques. Non, il ne s'agit pas d'une fusion entre Vuitton, Dior et un Donut. Ces jolies initiales appartiennent à Virginie Duroc-Danner, artiste chocolatière de son état. Je vous entends déjà... : "Quoi ! Encore un billet sucré ?". Quand vous aurez lu ce qui suit, vous m'aurez comprise.
Présentement, je me dois d'être sincère (privilège de l'anonymat) je freine sec sur tout ce qui, dans un supermarché, se range ailleurs qu'au rayon fruits-et-légumes-yaourts-O%. Je fais des ampoules monstrueuses à mes petits pieds - qui me rappellent de façon douloureuse les douces années où j'étais ballerine - à force de détours alambiqués pour ne pas passer devant Sir Fauchon ou Dame Angélina. Tandis que mon chat se fait les dents sur le fil de ma souris, c'est une évidence pour un chat, je fais les miennes sur mes stylos, pour ne pas croquer à belles quenottes dans la tablette de blanc aux amandes qui me fait de l'oeil dans la bonbonnière. Pour ne pas planter rageusement ma cuillère en argent dans le pot d'Ice-cream "New-York Super Fudge Chunk" qui me fait du pied. Je passe devant les boulangeries le bec fermé à triple tour pour ne pas baver et tacher ma jolie robe. La crise d'hypoglycémie, cela ne marche plus, ma mère sait pertinemment que je ne suis pas enceinte, et ce n'est pas non plus mon anniversaire...
Bref, je souffre. Tout cela, ce n'est pas pour jouer au copié-collé avec Kate, non, non, j'ai fait le deuil de tout cela. Mes origines allemandes - cruelle génétique qui m'a portée de ce côté - et mon appétit légendaire m'empêchent ad vitam aeternam de ressembler un jour à un clone de Twiggy. Avec le temps, j'oserais même prononcer un timide "tant mieux". C'est dit du bout des lèvres, mais c'est sincère...Non, c'est pour ne plus dire en chouinant que je ne veux pas sortir dîner parce que je ne rentre pas dans ma robe, et que oh ! comble de malheur, ma "robe empire" est au pressing. Pour ne plus dire que c'est tant pis pour les dix amis qui m'attendent en bas... on a qu'à leur raconter que je me suis cassée la jambe en sortant de mon bain. Pour ne plus dire "j'me sens pas belle" alors qu'il y a même pas Marc Lavoine pour me répondre Qu'est-ce que t'es belle (d'abord pourquoi la vie c'est pas comme dans les chansons, hein ?) !
Mais surtout, parce que lorsque vous vous regardez dans le miroir et que vous vous demandez qui est cette fille, là, devant vous, oui, cette fille aux contours pour le moins flous, que vous vous retournez, et qu'il faut se rendre à l'évidence, il n'y a personne... : il faut faire quelque chose !
Il y a pire que moi. Cependant, quand on est pas bien dans ses Converses... on est pas bien tout de même.
Je suis donc en pleine reprise en main de ma petite personne. Je maîtrise. Et, c'est extra, je peux écrire sur mes "Madeleines de Proust" sans prendre un gramme, alors, j'y vais à fond !

Cette parenthèse fermée, revenons à l'objet de mon post : Virginie Duroc-Danner. Dans la vie, il n'y a jamais de hasard. Chaque chose, chaque évènement a sa raison d'être. Virginie n'échappe pas à la règle. Parce qu'à l'heure où les hommes et les médias aimeraient que nous nous contentions d'un petit pois, à l'heure où nous faisons grise mine dès qu'il faut dénuder nos épaules... cette femme-fée a le don de nous rendre plus belles et plus heureuses.
Lorsque vous entrez dans le monde de Virginie, vous êtes cuite ! Il fut un temps où les chocolats, même les meilleurs, restaient des chocolats. Depuis Virginie, un chocolat est aussi accessoirement un bijou et un tableau. Parce qu'elle a la manie de la décalco, et le pinceau qui la démange, chaque pièce est unique, chaque chocolat précieux, chaque bouchée, un moment rare. On connaissait les défilés haute couture, place désormais aux défilés chocolatés ...

Après avoir fait ses études dans la prestigieuse "Académie des arts culinaires" : le Cordon Bleu, et un passage chez Lenôtre, Virginie se lance. Courageusement. Contre l'avis de tous. Elle est têtue Virginie - pourtant pas bretonne. Elle fait ses premiers chocolats... dans sa cuisine ! Mais elle les trouve trop... nus. Elle apprend l'art difficile de la décoration chocolatière. Elle vend son appartement. Quand nous, nous aurions rebroussé chemin - que nous n'aurions jamais vendu notre propre toît, n'y pensant même pas - Virginie elle, y croit et persévère. Passe ses 15 heures par jour à mettre au point ses bébés. Elle fait bien. Ses premiers fans émergent, le bouche à oreille fait son travail, et cela la "porte"... Reconnue avant d'être connue, elle fait dans l'originalité décidemment.
Parlons maintenant de ses chocolats, pardon, ses oeuvres d'art, car c'était au départ - si ! si ! - mon intention... Si Virginie décide de se lancer dans la fabrication d'un chocolat à la menthe, un gros bouquet de menthe embaumera l'atelier, si l'on assiste à la fabrication du chocolat "Ravage", on sort du laboratoire les vêtements imprégnés de l'odeur des noisettes caramélisées nécessaires à sa fabrication. Alors, qu'est-ce qu'elle nous propose Virginie ? De la douceur et de la violence - à choisir selon l'humeur - en carrés, en tablettes, en boîtes.
Pour preuve...

D'abord, des chocolats "prêts à croquer" : Folie (Ganache fruit de la passion), Frisson (Ganache menthe fraîche), Pulsion (ganache banane flambée), Rêverie (Ganache rhum-marron), Volupté (ganache framboise), Délire (ganache figue-porto), Caprice (praliné amande-café), Caresse (praliné noisette-cacahuète), Chance (praliné amande feuilletine), Evasion (praliné noisette, macadamia, pécan), Promesse (gianduja cacahuète salée... aïe aïe aïe !), Ravage (praliné noisette- nougatine), Tentation (praliné amande, noisette), Euphorie (caramel café), Rencontre (caramel au beurre salé), Révélation (caramel cassis), Hasard (pâte de fruits surprise), Prudence (ganache blanche-cerise amarena... re-aïe !)...
Des fantaisies "pour craquer" : comme les "Palets Je t'aime" pour les amoureux, parsemés de petites souris, le "Coffret Vraiment décibel décibel" pour les mélomanes, le "Puzzle Diabolique" pour les enragés.
Des boîtes "à rêver", toutes différentes et remplies des petites merveilles, au nombre de 8, 10, 20, 45, ou carrément 240 au prix de 400€... pour les millionnaires donc, les fous d'amour ou ceux qui ont de grosses et vilaines choses à se faire pardonner.
Des tablettes "à dévorer", comme "Piano", ma favorite, qui est une douce alternance de pâte d'amande pistache et de pâte de fruit à la framboise...
Enfin, depuis peu, Virginie propose des confiseries telles que de simples mais toujours irrésistibles marrons glacés, ou les très orignales "truffes marrons glacés"...

Il y en a un qui a de la chance, c'est Jean, tout rose, tout neuf, sa plus belle création (qui ne se mange pas) né au mois d'avril, qui pourra se taper les chocolats râtés (si cela existe...) de Maman, à l'oeil !
Les chocolats peuvent être réalisés sur commande spéciale, exclusive. Messieurs, à vos méninges pour faire craquer vos belles !
P.S. : A l'attention de mon futur chéri : si tu souhaites obtenir un second rendez-vous, tu sais ce qu'il te reste à faire...
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